Alors que je me réjouis pour lui en cette première journée nuageuse de Septembre, que je devrais le serrer dans mes bras, lui dire à quel point je suis fière de lui, heureux pour lui; lui dire combien il va me manquer, lui dire tant de chose avant que le train ne s'emballe et l'emporte vers son rêve... je n'y arrive pas.
Un blocage, une fierté exacerbée, de la honte... il y a de cela et plus encore, beaucoup plus.
Me taire n'est pas la solution mais je n'y peux rien, je suis faible et veux me montrer fort devant lui, comme toujours, bien plus fort que je ne le suis en réalité. Je le dois pour lui, pour qu'il parte tranquille, sans inquiétude ou soucis qui ne l'entrave dans sa quête de réussite.
C'est mon rôle de le soutenir même si il ne le sais pas, c'est mon rôle... celui de grand frère!
P.S: Même si des milliers de kilomètres nous séparerons l'un de l'autre quand tu liras ce texte, j'éspère que malgré mon silence tu sais déjà tous ce que je pense et que tu ne m'en voudras pas de ne rien avoir dis sur le quai de la gare.